Le droit public est une matière intellectuellement très riche, nécessitant une rigueur et une capacité de recherche importante pour trouver, au travers des mailles de la jurisprudence des tribunaux, la solution juridique adéquate. La difficulté de ce contentieux et le raisonnement des juridictions administratives que j’ai pu éprouver en travaillant au sein de la Cour administrative d’appel de Marseille correspondent à ma formation universitaire et à mon tempérament.
Mais au-delà de son aspect technique, le droit public confronte le justiciable à l’administration (collectivité, État, établissements publics, etc.) dans un débat (qu’il soit amiable ou contentieux) sur les règles qui régissent leurs interactions, qu’il soit simple usager d’un service public ou agent public.
Dans cette discussion, la juridiction administrative est la garante de la séparation des pouvoirs, tour à tour protectrice des justiciables contre l’illégalité des décisions de l’administration ou de la mise en cause illégitime de la personne publique.
Le rôle de l’avocat dans le cadre de cette procédure écrite est d’éclairer le juge sur l’état du droit, de participer par la voie jurisprudentielle à son évolution, et un peu aussi, par son action, de garantir la séparation des pouvoirs en préservant les justiciables des erreurs (et parfois des fautes) de l’administration. Autant de motifs qui m’ont poussé à embrasser le droit public.